JOSEPHA FABER BOITEL

Le blog au cœur des pensées

« Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire. »

Blaise Pascal

Dialogue avec sa conscience : Pereira prétend d'Antonio Tabbucchi

12 juin 2017

Dialogue avec sa conscience : Pereira prétend d'Antonio Tabbucchi

#Tolérance-Convictions

Doutor Pereira, est le responsable de la page culturelle du Lisboa, veuf, dialoguant avec sa femme et sa conscience, l'un et l'autre à la fois distincts mais reliés par une mise en images astucieuse du flux de pensées.

Pereira prétend d'Antonio Tabbucchi, mis en  B. D.  par Pierre-Henry Gomont, Éditions Sarbacane.

 

Le style n'est pas sans rappeler L'étranger de Camus, le personnage semble étranger à lui-même.... Et d'ailleurs ne l'est-il pas vraiment ?

 

 

Il aimerait mourir et s'interroge sur la Résurrection du corps, dont il ne saurait que faire, lui qui voudrait rejoindre sa femme.

Il s'interroge constamment et ne trouve aucun conseil auprès de son entourage privé ou professionnel, très souvent restreint.

Est-ce un solitaire ou un homme qui ne reconnaît plus le monde qui l'entoure et la vie qu'il s'était construite ?

Il s'interroge sur la liberté d'expression, lui qui vit au Portugal, sous Salazar, alors que Franco est en pleine guerre d'Espagne.

Entre amour des lettres et rédaction journalistique a-t-il quelle place reste-t-il à une âme, une personnalité, une conscience politique ?

Il embauche Montero Rossi, un jeune écrivain dont ses amours lui rappellent les siennes. De leur rencontre surgit une multitude de sentiments très finement abordés et une suite de questionnements.

 

Questionnement sur le rapport avec la mort :  Comment un point final de l'existence qui lui donne pourtant tout son sens ?


  Questionnement sur l'engagement du journaliste et du rédacteur en chef : Faire de la culture est-ce faire de la faire de la Politique ?  

 

  Questionnement sur le sens de sa vie et ce qui le fonde : Si l'on se découvre passif, qu'elle action envisager pour se mettre en accord avec notre nouvelle perspective sur la société et nous-même ?

 

 

Une B. D. littéraire et philosophique grâce au texte du roman qu'elle reprend.

Un graphisme fluide, pas pointilleux. C'est surtout la mise en scène et les couleurs qui séduisent car bien mises au service du sens et de la réflexion.

Devoir de conscience, devoir de mémoire : Reconnaître le fascisme, Umberto Eco Josepha Faber Boitel "Retrouver du plaisir à ..." : 1ère rencontre auteur, 1er goûter littéraire !

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© 2017 tous droits réservés, crédits photos Jean-Christophe Boitel